L’investissement est le reflet de convictions fortes reposant sur une analyse fondamentale et l’application de ce concept. On pense en priorité aux énergies renouvelables, à la dépollution, etc, mais également à toutes les entreprises dont une partie moins « visible » de l’activité permet de limiter les conséquences néfastes du développement économique sur notre planète.
Etat des lieux post-Copenhague
Les accords fixent un objectif de limitation du réchauffement de l’atmosphère à 2° C mais laissent aux Etats le soin de définir leurs engagements de réduction des pollutions, et ce, sans leur conférer de caractère contraignant.
Les Chinois, présentés comme les saboteurs du sommet de Copenhague, pourraient bien être les premiers à tenir les objectifs européens de 2020 en matière d’énergie renouvelable. Pékin prévoit en 2020 une puissance installée de 100 à 200 mégawatts, soit deux ou trois fois plus que ce que délivrera la totalité de ses centrales nucléaires.
Point sur le secteur solaire : montée en puissance de la Chine
Quatre des dix premiers fabricants de panneaux solaires de la planète sont désormais chinois.
Le premier d’entre eux, Suntech, table sur une hausse de ses volumes de ventes de 70 % en 2010. Ses compatriotes, Trina Solar et Yingli, prévoient des hausses de plus de 80 %.
A quoi tient ce succès ? Au prix.
En France, un panneau fabriqué en Chine revient de 20 à 30 % moins cher qu’un équivalent européen. Les coûts de main-d’oeuvre et d’énergie font la différence. GDF-SUEZ vient d’ailleurs de commander 140 000 panneaux au fabricant chinois Yingli. Mais ce redémarrage intervient à l’issue d’une situation difficile. Avec la crise et le durcissement des conditions de crédit, beaucoup de projets solaires ont été annulés en 2009. Le prix des panneaux a chuté de plus de 40 % l’an dernier. Cette Berezina a écrémé le marché. Près de 65 % des fabricants chinois de modules auraient fait faillite en 2009, selon PwC.
Selon le cabinet américain iSuppli (article dans les Echos du 30 mars 2010) les groupes dotés d’une organisation intégrée ont été les plus avantagés en 2009. Ils ont mieux résisté à l’effondrement des prix parce qu’ils n’ont pas eu de contrats à renégocier avec des fournisseurs. Les acteurs spécialisés, comme Q-Cells, ont été pris en tenaille par des engagements d’achats signés en période de pénurie, qu’il a bien fallu honorer durant la crise.
Pour autant, l’industrie solaire devrait se spécialiser comme l’a fait le secteur des semi-conducteurs en son temps.
Il sera impossible à un acteur de maintenir des niveaux d’investissement suffisants pour être compétitifs sur l’ensemble de la chaîne. Le renouvellement des machines de production va devenir de plus en plus rapide, ce qui se traduira par un coût de dépréciation des équipements de plus en plus important.
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