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Glossaire

Glossaire

Nous vous invitons à consulter le glossaire sur les risques, afin de comprendre la définition de la notion de risque (sur la base de concepts traditionnels et de mesures plus avancées) et la typologie des risques d’investissement. Il est rappelé que la présentation des risques ci-incluse n’est en aucun cas exhaustive et que les investisseurs sont tenus de comprendre les risques avant tout investissement

B

Beta
Le beta mesure le rapport entre la performance d’un titre et celle de l’ensemble du marché d’actions. Un beta de 1 signifie que le cours de l’action évolue en ligne avec le marché. Un beta inférieur à 1 traduit une moindre sensibilité de l’action à l’évolution du reste du marché. Un beta supérieur à 1 signifie que le prix de l’action sera plus sensible aux mouvements du marché. Le beta est utilisé dans le modèle d’évaluation des actifs financiers (MEDAF) pour estimer le rendement d’un actif en fonction de sa volatilité (beta).

E

Écart à la baisse
Une mesure des écarts à la baisse par rapport à la moyenne. Il s’agit d’une mesure de l’exposition au risque de baisse. Le Ratio de Sortino est une mesure du risque à la baisse fondée sur l’écart à la baisse (au dénominateur) rapporté à la prime de risque, soit le rendement attendu moins le taux sans risque (au numérateur).

Écart type
L’écart type mesure la dispersion des rendements autour de la moyenne. Plus le rendement dévie de la moyenne, plus l’écart type sera important. L’écart type fournit une mesure historique de la volatilité d’un investissement et est souvent utilisé pour évaluer la volatilité future.

K

Kurtosis (souvent nommé « queues de distribution épaisses »)
Il s’agit d’une mesure statistique qui décrit la distribution des données autour de leur moyenne. Cette mesure est parfois appelée « la volatilité de la volatilité ». Utilisé en statistique, le kurtosis décrit les tendances des graphiques. Un kurtosis élevé reflètera un graphique avec des queues épaisses et une distribution faible et uniforme. À l’inverse, un kurtosis bas reflètera un graphique aux queues étroites avec une distribution concentrée autour de la moyenne.

R

Risque de change
Le risque de change reflète l’impact négatif sur la valeur d’un investissement de l’évolution des taux de change entre les devises.

Risque de concentration
Le risque de concentration est le risque de perte liée à une surexposition à un investissement, une classe d’actifs, un facteur de risque, etc.  

Risque de crédit
Le Risque de crédit est le risque que l’émetteur d’une obligation ne procède pas au versement des coupons ou au remboursement principal au profit des détenteurs de l’obligation. En d’autres termes, il existe un risque que l’émetteur fasse défaut. Les agences de notation telles que Standard & Poor's (S&P) analysent le profil des émetteurs d’obligations et communiquent leurs opinions sur leur degré de solvabilité. Plusieurs situations peuvent augmenter le risque de crédit, notamment :

  • un flux de trésorerie insuffisant ou en baisse suite à certaines opérations (souvent nécessaire au paiement des intérêts et du principal),
  • une hausse des taux d’intérêt (dans le cas d’obligations à taux variables, une hausse des taux d’intérêt augmente le paiement des intérêts de la dette et, par conséquent, la difficulté de remboursement),
  • des changements au sein des marchés eux-mêmes qui peuvent avoir un impact négatif sur l’émetteur (évolutions technologiques, changements réglementaires, concurrence accrue),
  • le risque de crédit lié aux obligations étrangères prend également en considération la situation sociopolitique du pays ainsi que les mesures prises par le gouvernement en matière de stabilité et de réglementation (appelé « risque souverain »).


Risque économique
Des facteurs économiques tels que la croissance, l’inflation, le chômage, les taux d’intérêt ou la confiance des entreprises peuvent accroître le niveau de risque des investissements.

Risque d’extension
Le risque d’extension traduit le risque que la maturité attendue d’un titre soit repoussée du fait d’un ralentissement des paiements anticipés.

Risque extrême
Le risque extrême est le risque que la performance d’un investissement s’éloigne de plus de trois écarts types de la moyenne.

Risque géographique
Le risque géographique, également appelé « risque souverain », fait référence au risque de défaut de paiement d’un État en raison de l’instabilité économique et politique au sein du pays ou de l’évolution de son cadre réglementaire.

Risque inflationniste
L’inflation fait baisser la valeur de la monnaie en provoquant une perte future de pouvoir d’achat.

Risque de liquidité
Le risque de liquidité signifie qu’un investissement sera difficile à vendre.

Risque de longévité
Risque de longévité reflète le risque d’épuiser son capital-retraite.

Risque de performance
Le risque de performance est le risque que le rendement d’un investissement soit inférieur aux objectifs d’investissement à long terme.

Risque politique
Risque lié à des facteurs politiques, tels qu’un changement de gouvernement, une instabilité politique ou des conflits internationaux susceptibles d’avoir un impact négatif sur un investissement.

Risque de réinvestissement
Le risque de réinvestissement traduit le risque de devoir réinvestir les produits de placements financiers à un taux inférieur au taux de rendement précédent. C’est le cas notamment lorsque les taux d’intérêt baissent dans le temps et que les émetteurs procèdent au rachat de leurs obligations. La clause de rachat permet à l’émetteur de rembourser l’obligation avant l’échéance. En conséquence, le détenteur de l’obligation se voit rembourser le capital, qui intègre généralement une légère prime par rapport à la valeur nominale du titre. En revanche, l’inconvénient du rachat d’une obligation est que l’investisseur dispose alors de liquidités qu’il ne pourra plus placer à un taux de rendement équivalent. Le risque de réinvestissement peut fortement pénaliser le rendement des investissements d’un individu dans le temps.

Risque de séquence des investissements
Le risque de séquence reflète le risque pesant sur la valeur d’un portefeuille lié à l’ordre (ou la séquence) dans lequel les rendements sont générés.

Risque souverain
Le risque souverain, également appelé « risque géographique », fait référence au risque de défaut de paiement d’un État en raison de l’instabilité économique et politique au sein du pays ou de l’évolution de son cadre réglementaire.

Risque de taux
Le risque de taux reflète le risque qu’un changement des taux d’intérêt ne pénalise la valeur d’un investissement.

Exemple : Les taux d’intérêt et le prix des obligations :
Un investisseur détient une obligation qui se traite à sa valeur nominale et génère un rendement de 4%. Que se passe-t-il dans le cas où le taux d’intérêt en vigueur sur le marché augmente à 5% ? Les investisseurs voudront vendre leurs obligations à 4% au profit d’autres obligations qui leur offriront un rendement de 5%, ce qui entrainera alors une baisse du prix de l’obligation à 4% en dessous de sa valeur nominale.  


S

« Skewness »
Le skewness reflète une asymétrie par rapport à la distribution normale d’un ensemble de données statistiques. L’asymétrie peut être positive ou négative selon que la distribution est décalée à gauche (asymétrie négative) ou à droite (asymétrie positive) de la moyenne. Le skewness est une mesure très importante en finance et dans le monde de l’investissement. La plupart des données, qui comprennent les prix des actions et les rendements des actifs, présentent généralement une asymétrie positive ou négative et non une distribution normale et équilibrée (asymétrie nulle). En connaissant le degré d’asymétrie d’un groupe de données, il est plus facile de déterminer si la distribution actuelle (ou future) de la variable sera supérieur ou inférieure à la moyenne. La plupart des modèles d’analyse économique avancés tiennent compte du skewness et l’incluent dans leurs calculs. Le risque d’asymétrie est le risque qu’un modèle calcule une distribution normale alors qu’elle est en fait décalée à droite ou à gauche de la moyenne.

V

Valeur à risque (VaR)
La Valeur à risque est une technique statistique qui permet de mesurer et de quantifier le niveau de risque financier d’une entreprise ou d’un portefeuille d’investissements sur une période donnée. Les responsables de la gestion des risques se servent de la Valeur à risque pour mesurer et contrôler le niveau de risque auquel leur entreprise est exposée. Il leur appartient de s’assurer que les risques encourus restent à un niveau permettant à l’entreprise d’absorber les pertes dans le cas du pire scénario envisagé. La mesure de la Valeur à risque tient compte de trois paramètres : la somme des pertes potentielles, la probabilité de ces pertes et la période. Par exemple, une institution financière peut déterminer que sa valeur à risque au seuil de 5 % à un mois est de 100 millions USD. Cela signifie qu’il existe 5 % de chance que l’entreprise perde plus que 100 millions USD sur un mois donné. Par conséquent, l’entreprise fixe la probabilité d’une perte de 100 million USD à une fois tous les 20 mois.
Source : Allianz Global Investors, Investopedia

Valeur à risque conditionnelle (CVaR)
Une technique d’évaluation du risque souvent utilisée pour réduire la probabilité de pertes importantes au sein d’un portefeuille d’actifs. La CVaR est calculée en évaluant la probabilité (pour un intervalle de confiance donné) qu’une perte spécifique dépasse la valeur à risque. Mathématiquement, la CVaR est calculée à partir de la moyenne pondérée entre la valeur à risque et les pertes qui dépassent la valeur à risque. La valeur à risque conditionnelle a été créée pour compléter la valeur à risque (VaR). Le modèle de la VaR permet de limiter la probabilité de perte causée par certains types de risques uniquement, mais pas par tous. Le problème de la VaR est qu’elle n’évalue qu’un périmètre limité de risques, dans la mesure où les risques extrêmes de pertes ne sont généralement pas pris en compte. Par conséquent, en cas de pertes, leur valeur risque d’être substantielle. La CVaR est également appelée « Mean Excess Loss », « Mean Shortfall » et « Tail VaR ».