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Forum de l'investissement AllianzGI

Conclusions du forum de l'investissement d'AllianzGI - Janvier 2016

Lors de notre dernier Forum semestriel de l’investissement, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2016, nous avons passé en revue les principales problématiques stratégiques qui affectent actuellement l’économie mondiale. Nos principales conclusions stratégiques restant inchangées à l’issue du Forum, nous avons réitéré les recommandations faites à nos clients.

Revues des grandes tendances

  • Ralentissement marqué de la croissance : lors des précédents Forums, nous avions correctement identifié l’évolution vers un environnement de croissance faible et anémique. Dans ce contexte, les devises devaient devenir un outil économique essentiel pour soutenir les exports et la compétitivité des échanges commerciaux. À cet égard, le yen et l’euro ont subi les principales dévaluations au cours des cinq dernières années.
  • Faiblesse de l'inflation : conformément à nos attentes, l’inflation est restée faible, bien que le resserrement des marchés de l’emploi puisse laisser présager d’un changement de tendance.
  • Politiques monétaires : les craintes entourant l’efficacité de la politique monétaire se sont pour la plupart avérées : les économies n’ont pas atteint un seuil de croissance auto-suffisante, tandis que le ton particulièrement dur des banques centrales ne s’est pas traduit dans les faits. Par conséquent, nous restons convaincus que la Répression financière se poursuivra.
  • L’environnement politique reste un facteur clé, tant pour les économies que pour les marchés. Le contexte géopolitique, en particulier la situation en Russie, en Ukraine, en Arabie Saoudite et en Iran continuera d’influer directement sur les marchés.

“La compréhension des problématiques macroéconomiques et politiques permet à Allianz Global Investors de calibrer au mieux ses investissements pour le compte de ses clients. Il convient avant tout de noter que nous conseillons depuis un certain temps déjà à nos clients de prendre davantage de risques pour palier la faiblesse actuelle des rendements, dans la conviction que le rendement du bêta ne suffira plus pour atteindre les objectifs d’investissement : l’heure est désormais à l’alpha¹.” Neil Dwane, Stratégiste mondial

¹ L’alpha mesure sur la sur-performance d’un portefeuille, d’une action ou d’un titre par rapport à sa performance théorique. C’est une mesure de la capacité d’un gestionnaire à créer de la valeur pour ses clients en étant capable de détecter les titres ou les actions qui rapportent plus qu’elles ne devraient compte tenu de leur risque et ce pour une période donnée. Source : lesechos.fr

“Les clients rencontrent souvent des difficultés de financement face à la faiblesse des taux d’intérêt et au durcissement de la réglementation, typiques d’un environnement de Répression financière. Nous cherchons à générer de l’alpha et des revenus au profit de nos clients en étant ACTifs (c’est-à-dire en faisant preuve d’agilité, de confiance et de technicité) et en proposant des solutions alternatives d’investissement qui intègrent des contrôles du risque accrus.” Neil Dwane, Stratégiste mondial

Quelles seraient les sources de croissance ?

Dans un monde de Répression financière et de politique de taux zéro, quelles seront les sources de croissance ?

  • Reste-t-il de la marge pour de nouvelles mesures de relance budgétaire à travers le monde ? Le niveau d’endettement des gouvernements est d’ores et déjà très élevé, en particulier dans le monde développé par rapport aux pays émergents, bien que les niveaux d’endettement augmentent très rapidement dans ces régions. Bien que ces mesures freinent la croissance du Produit Intérieur Brut (PIB), une nouvelle vague de stimulus budgétaire, notamment sous la forme de dépenses publiques, est susceptible de raviver l’activité économique. Or, tandis que les programmes d’assouplissement quantitatif (QE) se rapprochent de leur terme, force est de constater que les mesures de relance budgétaire sont loin d’être une panacée. La relance risque de devoir passer par des réformes structurelles ou de nouvelles dévaluations des devises pour espérer renforcer la compétitivité. La question de savoir si c’est la faiblesse de la croissance qui induit un niveau d’endettement élevé ou la relation inverse n’a toujours pas été tranchée.
  • L’Inde est-elle le prochain moteur de la croissance en Asie ? L’élection de Narendra Modi a cristallisé les espoirs entourant l’Inde. Son important programme de réformes vise à améliorer le climat des affaires, à renforcer la qualification de la main d’oeuvre et à accroître la compétitive des exportations du pays, tout en trouvant un remède à la faiblesse du secteur bancaire. L’Inde affiche l’un des plus forts taux de croissance du PIB au monde, qui peut encore être amélioré en augmentant la productivité et en basculant vers une économie plus numérique. L’Inde pourrait avoir rattrapé la taille de la Chine en termes de PIB d’ici 2030, et pourrait de fait devenir l’un des principaux moteurs de la croissance mondiale à mesure que les réformes porteront leurs fruits.
  • La situation de la Chine est-elle aussi mauvaise que beaucoup le craignent ? La liste des doléances relatives à la Chine a masqué certaines des nouvelles plus encourageantes relevées en 2015 concernant l’évolution de l’économie locale vers un modèle fondé sur la consommation, le succès des réformes en matière d’offre, le renforcement du secteur privé disposant d’un meilleur accès au crédit ainsi que la faiblesse des valorisations de nombreuses entreprises cotées. Le processus de rééquilibrage de la Chine alimentera significativement le secteur du tourisme, du divertissement et du commerce en ligne. Il semblerait que la politique chinoise soit sur la bonne voie, tandis que le prochain plan quinquennal offrira une meilleure visibilité sur le déploiement des réformes. En effet, le secteur privé semble être progressivement libéré et renfloué, à mesure que le secteur des entreprises étatiques est en passe d’être restructuré et réformé par les banques publiques.

"La croissance reste faible, atone et fragile. Si l’Inde est en mesure de raviver la croissance mondiale à moyen terme, le processus de rééquilibrage reste difficile en Chine. Il s’agit de la seule économie majeure à disposer d’un tel potentiel en termes de relance budgétaire." Neil Dwane, Stratégiste mondial