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Forum de l'investissement partie 4

Conclusions du forum de l'investissement d'AllianzGI - Janvier 2016

Lors de notre dernier Forum semestriel de l’investissement, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2016, nous avons passé en revue les principales problématiques stratégiques qui affectent actuellement l’économie mondiale. Nos principales conclusions stratégiques restant inchangées à l’issue du Forum, nous avons réitéré les recommandations faites à nos clients.

Les facteurs Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance (ESG) et le changement climatique

  • La COP 21 : au cours du dernier millénaire, les niveaux de CO2 se sont envolés et les températures ont augmenté. Les secteurs de l’énergie, de l’agriculture et de l’industrie ont été à l’origine de l’essentiel des émissions de gaz à effet de serre (GES). La 21ème Conférence des parties, qui s’est tenue à Paris, visait à trouver un accord sur une réduction rapide des GES, avec un objectif de zéro émission peu après 2050. L’ensemble des participants à la COP21 a convenu d’adopter et de communiquer des objectifs et des résultats en toute transparence sur leurs volumes d’émission. Les investisseurs à travers le monde semblent avoir décidé de relever ce défi, ce qui laisse présager de nouvelles mesures de la part de nos clients dans ces domaines.
  • Portefeuilles durables : les investissements conformes à des critères environnementaux, de développement durable et de gouvernance représentent une partie significative des activités d’AllianzGI, avec près de 30 mds EUR d’actifs sous gestion investis dans ces stratégies. En outre, au sein de la quasi-totalité des classes d’actifs, notre approche ESG a contribué à produire de la valeur ajoutée. En effet, les entreprises qui affichent une bonne performance en termes de critères ESG affichent un moindre coût du capital, génèrent une valeur accrue au profit des actionnaires et subissent une moindre volatilité. Les participants au Forum de l’investissement ont engagé un débat énergique sur la question du changement climatique et la demande croissante de nos clients pour une plus grande transparence sur les facteurs ESG. Il semble évident qu’à plus long terme, les critères ESG ont vocation à devenir la norme.

    “Il nous reste 35 ans pour inciter le monde à remplacer les carburants carbone par des solutions plus écologiques. Dès lors, les marchés d’actions et d’obligations devraient être marqués par des flux de capitaux plus importants alloués par les clients au profit de secteurs plus écologiques.” Neil Dwane, Stratégiste mondial

    Investir dans les valeurs de rendement

    • Quelle sera l’évolution des taux de défaut dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale ? Dans la quête de rendement qui fait rage à travers le monde, force est de constater que les États-Unis offrent certains des rendements les plus élevés en dehors du monde émergent. D’une manière plus intéressante, il convient de noter que la structure de marché a évolué suite au durcissement de la réglementation financière : les banques d’affaires et les courtiers primaires ne conservent plus que des stocks limités d’obligations investment grade¹ et high yield². Les obligations high yield en particulier ont fait l’objet d’une remontée des taux, compte tenu des craintes entourant la hausse des taux d’intérêt américains et des taux de défaut au sein du secteur de l’énergie. Toutefois, les États-Unis ne sont jamais tombés en récession lorsque la courbe de taux n’était pas inversée, ce qui laisse penser que toute récession éventuelle ne se produira pas avant au moins une année.
    • Générer du rendement à partir des actions : sur le très long terme, les entreprises américaines qui versent des dividendes ont également affiché un moindre niveau de risque et des performances supérieures par rapport aux entreprises qui ne versent pas de dividendes, surperformant ces dernières 85% du temps. Toutefois, récemment, les entreprises qui ne versent pas de dividendes ont bénéficié d’une forte surperformance ; situation qui semble être le fruit de la politique des banques centrales et des craintes entourant le régime fiscal des dividendes. Or, dans un monde marqué par la répression financière, l’investissement dans des valeurs de rendement permet de dégager des performances annuelles stables, assorties d’une certaine protection contre l’inflation et d’un potentiel d’appréciation du capital. En outre, le fait d’adopter un positionnement de marché contrariant peut permettre de générer un rendement du capital et des revenus attrayants, et constituer une approche défensive de l’investissement bénéficiant d’une moindre volatilité.
    • Le rendement des obligations et du crédit : dans la mesure où les banques centrales ont ramené les taux d’intérêt au plus bas, voire parfois en terrain négatif, la moitié du total des emprunts d’État émis dans le monde génère actuellement un rendement inférieur à 1% sur 5 ans. Nous espérons que la courbe de taux américaine ne s’inversera pas en 2016, dans la mesure où il s’agit souvent d’un indicateur avancé de récession. Les investisseurs obligataires ne soutiennent pas la décision de la Fed quant au rythme des hausses de taux en 2016 et au-delà, ce qui devrait continuer d’alimenter la volatilité à mesure de l’évolution du sentiment et des statistiques de marché. En 2016, les obligations d’entreprises européennes resteront affectées par le risque de taux et un degré significatif de risque de crédit. Dans ce contexte, afin de bénéficier d’un niveau de rendement acceptable, les investisseurs devront trouver le juste équilibre entre les entreprises de qualité, qui offrent des rendements robustes pour des niveaux de volatilité raisonnables, et les obligations dites “coco” (contingent convertible bonds), qui génèrent des rendements supérieurs mais pour une volatilité nettement accrue. 

     

    ¹ Les investment grade correspondent aux obligations émises par les emprunteurs qui reçoivent une note allant de AAA à BBB- par les agences de notation, selon l’échelle de Standard & Poor’s.
    ² Les High yield sont des émissions obligataires qui proposent un fort rendement en contrepartie d’un haut niveau de risque.

    “Pour conseiller à ses clients de s’exposer davantage au risque pour espérer générer du rendement, il faut pouvoir s’appuyer sur des relations de qualité et des processus robustes. En ce qui concerne la génération de revenus, AllianzGI est idéalement positionné, grâce à une offre mondiale de solutions de gestion obligataire, de gestion crédit et de gestion actions.” Neil Dwane, Stratégiste mondial