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Forum de l'investissement partie 5

Conclusions du forum de l'investissement d'AllianzGI - Janvier 2016

Lors de notre dernier Forum semestriel de l’investissement, qui s’est tenu à Hong Kong en janvier 2016, nous avons passé en revue les principales problématiques stratégiques qui affectent actuellement l’économie mondiale. Nos principales conclusions stratégiques restant inchangées à l’issue du Forum, nous avons réitéré les recommandations faites à nos clients.

Discussions du Global Policy Council

  • Les sources d’inflation en 2016 : le Global Policy Council (Comité de politique mondiale) a relevé qu’en dépit de la faiblesse de l’inflation générale, qui reste orientée à la baisse à travers le monde, l’inflation sous-jacente résistait relativement bien. À mesure que les prix du pétrole, des matières premières et des produits agricoles se stabiliseront, l’indice des prix à la consommation pourrait opérer un rebond en 2016. Les anticipations d’inflation restent ancrées autour de 2%, et les obligations indexées semblent, dans ce contexte, plutôt attrayantes par rapport aux obligations traditionnelles.
  • Évolution de la politique des banques centrales à travers le monde : maintenant que les cinq prérequis stipulés par la Fed pour toute hausse de taux sont remplis, l’économie américaine devrait rester robuste au cours des 12 prochains mois, si l’on en croit le passé. La divergence entre les politiques monétaires devrait se creuser en 2016, avec d’une part un mouvement de normalisation aux États-Unis et au Royaume-Uni et, d’autre part, une poursuite de la politique désinflationniste dans la zone euro et au Japon. Les autres pays seront contraints de rejoindre l’un des deux camps. De nombreux investisseurs craignent que les banques centrales puissent être prochainement à court de munitions, et que les armes “nucléaires” que représentent la hausse des objectifs d’inflation, la monétisation explicite de la dette publique ou encore des distributions “gratuites” d’argent aux acteurs économiques, pourraient n’avoir qu’une efficacité limitée, voire des retombées néfastes pour le système financier et ses monnaies fiduciaires.
  • Points complémentaires : le GPC a souligné que le dollar US pourrait être proche d’un point haut, et son effet sur les cours des devises et des matières premières sera inévitablement lié aux décisions de la Fed quant à l’évolution des taux d’intérêt et à la santé de l’économie américaine, qui ne devrait pas selon nous tomber en récession en 2016. Nous avons également abordé la question du renminbi chinois et de la confusion des marchés face à l’évolution de la politique de la Banque populaire de Chine. Toutefois, nous n’anticipons pas de dévaluation majeure du renminbi. Un tel scénario risquerait de déclencher une déflation mondiale qui n’épargnerait aucun pays. Le pétrole reste un thème clé, dans la mesure où il s’agit d’un indicateur de l’activité économique mondiale et d’un enjeu géopolitique majeur. La chute des cours du pétrole et des autres matières premières a eu un effet très déflationniste à travers le monde et a contraint plusieurs pays émergents à recourir à des mesures d’austérité face à l’effondrement de leurs finances publiques. Plusieurs signes laissent présager d’un recul de l’offre et de l’investissement, mais les marchés restent focalisés sur les nouvelles du moment, qui ne cessent de se détériorer.

Principales conclusions

Selon le GPC, la croissance mondiale devrait rester atone, faible et fragile, tandis que l’inflation sera dominée à court terme par l’évolution des cours du pétrole. Les autorités politiques joueront un rôle essentiel, dans la mesure où la nécessité de recourir à des réformes structurelles se fera de plus en plus sentir. En outre, au cours des prochaines années, les pays développés devraient continuer de surperformer le monde émergent. Au sein des marchés d’actions, les entreprises qui bénéficient d’une croissance structurelle devraient rester attrayantes pour leur potentiel d’appréciation du capital, tandis que les critères ESG gagnent en importance auprès de nombreux clients. Les marchés de la dette souveraine n’offrent guère d’intérêt, tandis que les politiques et les devises continueront de peser sur les rendements, et que la volatilité restera soutenue par les écarts entre les prévisions de la Réserve fédérale américaine et les marchés à terme. En matière d’investissement, les défis devraient rester les mêmes que ceux observés ces dernières années. Cependant, compte tenu des niveaux élevés atteints par les marchés, nous anticipons des pics de volatilité et une faiblesse des rendements du bêta. Les investisseurs ont tout intérêt à adopter des stratégies ACTives tant en termes d’allocation d’actifs que de sélection de titres.

“In fine, cette divergence grandissante entre les politiques monétaires ne fera que renforcer la volatilité au sein des différentes classes d’actifs et imposera aux investisseurs de faire preuve d’agilité dans leur réaction aux opportunités de marché, de confiance à l’égard de leurs processus d’investissement et de technicité dans leur recherche. Il convient clairement de rester ACTif.” Neil Dwane, Global Strategist